Amicalement vin, membre de l’association des cavistes alternatifs

Certains diront coup de pub, rien de neuf, encore un mouvement de plus qui sonne creux. Et bien ils ont tord.

L’association des Cavistes Alternatifs n’en est qu’à ses débuts ici mais cela fait un bout de temps que nous travaillons entre nous pour en faire une réussite qui profite à tous. Voici la liste des membres actuels, n’hésitez pas à franchir le pas de leur porte ou à visiter leur site internet, c’est des bons !

Philippe Vigeant – L’Oenophil – 37250 Sorigny
Stéphane Thierry – Cave Les Millésimes – 33200 Bordeaux
Gabrielle Ogé et Guy Mélia – La Tonnelle à vins – 35000 Rennes
Benoit Hecker – Oenosphere – 67000 Strasbourg
François Adam – Les Vins d’auteurs – 57050 Plappeville
Camille Sarrau – La cave de Lourmel – 75015 Paris
Thierry Dubourg – L’Amitié rit – 93100 Montreuil
Olivier Thibaut – La Treille d’or – 75014 Paris
Martin Girat – Le nez en l’Air – 74340 Samoëns
Philippe Cuq – Le Lieu du vin – 75020 Paris
Laurent Levasseur – Vins de Coeur – 75016 Paris
Arnaud Maillard et Victor Roques – La Nature du Vin – 74160 St Julien en Genevois
Julien Boyer – Carnet de Vins – 56100 Lorient
Paco Mora – La Cave d’Ivry – 94200 Ivry sur Seine
Yasmine Manjra – Le Cent dix-sept – 75011 Paris
Christophe et Isabelle Ligeron – Un Midi dans les Vignes – 35000 Rennes
Sandrine Goeyvaerts et Laurent Lacroix – Vins Lacroix – 4470 Saint-Georges (Belgique)
Patrick Simon – La Cave de Bacchus – 29000 Brest
Pascal Ouvrard – L’Andécave – 49100 Angers
Michel Vandeneuker – www.vinodis.com – 7170 Manage (Belgique)
Charlotte Isabello – Les Vins de Charlotte – 34000 Montpellier
Joffrey Delacour – La Part des Anges – 91440 Bures sur Yvette
Bertrand Denizot / L’Accord Parfait / 24 Avenue Georges Sabo 81500 Lavaur
Nicolas Langlet – Les couleurs du vin – 69003 Lyon

Pour en savoir un peu plus : le site de l’association des cavistes alternatifs
Pour trouver un caviste alternatif près de chez vous : la carte des Cavistes Alternatifs
Pour suivre l’actualité : Facebook ou Twitter

Quel vin pour quel papa ?

Vous savez déjà que vous souhaitez offrir du vin pour la fête des pères, c’est un bon début ! Reste à savoir quel(s) vin(s). Nous avons bien des offres toutes prêtes : les coffrets de vins à thème, l’abonnement à une box de vin ou même les bons cadeau, mais si vous préférez constituer vous-même votre coffret, voici quelques conseils pour choisir vos vins en fonction de votre papa.

Votre papa est plutôt du genre pantouflard !

Il a ses habitudes, n’aime pas forcément le changement ou alors doucement. Pour lui quelques valeurs sûres, des appellations classiques iront parfaitement, comme par exemple :

  • Menetou-Salon : derrière chaque bouchon du domaine Teiller se cache un bon moment. Les premiers vins du domaine sont simples et croquants (Menetou rouge ou Menetou blanc). Pour plus de sérieux : Hommage et Mademoiselle T : des vins parcellaires et un beau travail d’élevage.
  • Anjou : le domaine de Bablut, la grandeur des vins d’Anjou à travers 2 cuvées : Petra Alba, un cabernet franc frais et gourmand, un vin de papa quoi et Rocca Nigra, du cabernet sauvignon dense et mûr, il a du coffre celui-là.
  • Bourgogne : domaine Emmanuel Giboulot, un incontournable. Pour le rouge Sous le Mont est un Haute côte de nuit dans un secteur ou le terroir parle et côté blanc la Côte de Beaune s’exprime avec 2 cuvées : La Grande Chatelaine ou la Combe d’Eve, une identité forte et un élevage sage. A boire ou à garder

Votre papa est plutôt actif !

Il a la bougeotte, il a toujours quelque chose à faire. Difficile de le suivre… mais il sait aussi apprécier les bons moments à table. Quelques vins qui lui iraient bien :

  • Côte du Rhône : Poignée de Raisins du domaine Gramenon est un hymne à la gourmandise et au plaisir, un grenache avec du fond et de la forme.
  • Côte de Malpère : Partez pour le rêve de Frédéric Palacios, un vin à la fois droit et joueur, sérieux sans se prendre au sérieux, un beau vin du Languedoc.
  • Chablis : Thomas Pico fait des Chablis plein de vibrations et d’énergie, impossible de s’ennuyer avec ses vins, que ce soit Vent d’ange ou les 1ers crus Côte de Jouan et Beauregard

Votre papa est plutôt intello !

Un bon livre toujours à portée de main, curieux, cultivé, il a soif de connaissance. Voici quelques vins qui titillent l’esprit :

  • Les vins du domaine la Grange Tiphaine : tous les vins de Coralie et Damien Delecheneau on un côté « intello ». Ils touchent par leur pureté et parle autant à la tête qu’au cœur. C’est particulièrement vrai sur Clef de sol rouge ou blanc et Côt Vieilles Vignes
  • Côtes Catalanes : Cyril Fhal fait des vins véritablement merveilleux, il travaille ses terroirs extrêmement bien et est un excellent vinificateur. Le Clos Rouge Gorge est un des plus grands domaines de France : Jeunes Vignes pour un plaisir immédiat, Vieilles Vignes et le magnifique Ubac pour plus tard.
  • Croze-Hermitage : au domaine des Entrefaux, le terroir parle. Les vins sont purs, lisibles et suffisamment gourmands pour ne pas être pénibles. De la syrah comme on aime

Votre papa est plutôt bon vivant !

Il aime le partage, les fêtes, les amis. Toujours prêt pour profiter des bons moments, il est aussi gourmand ! Voici 3 vins qui devraient lui aller :

  • Côte du Rhône : Petit Ours Brun de Matthieu Barret c’est 100% Grenache, plein de fruits, c’est comme un gros calin quoi !
  • Les Audouines – Domaine Jousset : du Chardonnay sur les terres de Montlouis, ça donne un vin de pays, vin généreux et plein, qui appelle l’apéro, les fruits de mer et une autre bouteille parce que la première est déjà terminée !
  • Tu vin plus aux Soirées – Fabien Jouves : bon là on est sur du vrai vin de partage, on a beau être à Cahors, sur du Malbec et du Cabernet Franc, ça reste un vin de franche picolade

Votre papa est soixantehuitard !

Liberté et ouverture d’esprit, barbe, rock et cheveux long. C’était il y a longtemps mais il lui reste un petit quelque chose ! Aller quelques vins Flower Power pour lui :

  • Les brûmes – Château Lestignac : point de codes chez Mathias Marquet, le vins est libre et vivant. Y a du monde dans la bouteille (ce n’est pas filtré) mais y a aussi du vin… un moelleux léger pour s’aimer les uns les autres !
  • L’humeur du temps – Alice et Olivier De Moor : du chablis en dehors des sentiers battus, il a été l’un des premiers à explorer la voie du chardonnay libre et ouvert… des vins qui font du bien
  • Alsace – Domaine Hausherr : Heidi et Hubert Hausherr sont au plus près de la nature, tout est travaillé à cheval et les vins sont sans sulfites ajoutés. Altengarten, Sungass ou Rouge Sauvage en Pinot Noir. Attention c’est bon !
  • Ah et j’oubliais, parce que ça va à tous les papas, une belle eau de vie d’abricot ou le splendide Gin de la Distillerie du Petit Grain, vous aller voir une lumière s’allumer au fond des yeux… et ça ça marche avec tous les papas !

Quel vin pour la fête des pères ?

Vous avez décidé d’offrir du vin au roi des papas pour célébrer sa fête, c’est une très bonne idée, ou en tout cas un très bon début, car assez vite… oui mais quel vin ? Et là, vous pouvez déjà vous dire que vous êtes arrivé au bon endroit, car à la question quel vin pour la fête des pères, j’ai toutes les réponses !

De l’amour nom de Dieu !

Tout d’abord, on ne va pas la faire à son papa ; il faut un vin fait avec passionrespect… et du caractère. Le troisième découle bien souvent des deux premiers, et comme on dit chez nous : un vin finit toujours pas ressembler à son vigneron, et nos vignerons en ont… du caractère. Bref, pour ça, on est bon.

L’originalité par la découverte

Vous pouvez bien sûr jouer l’étiquette avec un vin renommé, ça fait un peu mal au portefeuille en général mais ça peut être efficace. Ou vous pouvez jouer l’audace, et débusquer un petit artisan dont les bouteilles ne courent pas les rues, un gars qui travaille son truc naturellement et met tout ce qu’il a dans chaque bouteille, et là… c’est le frisson garanti !

Chaque bouteille raconte une histoire et chaque dégustation est une aventure.

Un rôle à jouer

Parce que quand même, en tant qu’enfant, notre rôle n’est-il pas de s’assurer que nos parents ne virent pas « has been », ils ont grandi dans le plastique et le Formica, ne l’oublions pas. Le naturel, le bio, la biodynamie… sont de l’autre coté, il y a toute l’ile à traverser.

D’ailleurs, ils n’iront pas pour rien, le monde artisanal y est aussi, le retour au fait-main… à nos grand- mères en somme !

Rien n’est perdu

Bon, enfin, concrètement, il faut bien sûr trouver où trouver ces vins introuvables, mais là, vous vous doutez que j’ai comme une idée derrière la tête. Parce que je connais un Jérôme qui écume tous les événements de vins naturels, de salons bio et autres foires à la cochonaille pour les débusquer. Il se cache derrière chaque tonneau pour gouter le bon moment… et ne retenir que le meilleur du meilleur de la crème, enfin non, pas la crème.

Mais alors concrètement ?

Et bien ensuite, il ne vous reste plus qu’à choisir comment vous voulez l’offrir, parce que quitte à être à fond, on y va jusqu’au bout !

Si vous avez le gosier affuté, ou si vous êtes créatif, allez vous promener dans les allées ; la couleur, un nom sympa, une belle étiquette… faites-vous plaisir, il n’y a aucun risque… tout est bon !
Si vous préférez la jouer tranquille, on vous a concocté un petit coffret fête des pères, à manier avec modération hein !
Si vous préférez lui laisser la main sur le choix, hop, un petit bon cadeau.
Et enfin si vous lui voulez vraiment du bien, abonnez-le pour qu’il reçoive notre petite box de vin finement sélectionnée chaque mois… aaaah mon fils !

Le pompon sur le chapeau

Bon et pour le bout du bout, les inconditionnels des choses bien ficelées et autres aficionados des points sur les ï, vous laissez un petit message à son attention, que nous recopions à la mano sur un joli carton avant de le glisser dans la boiboite.

Et zou, ça part à l’adresse de votre choix, chez lui, chez vous, chez le voisin… chez qui vous voulez.

Les vins de printemps sont arrivés !

Le printemps et là, l’été arrive, il va falloir être prêt… pour le vin voilà de quoi vous occuper !

Attention vous risquez de vous régaler…

Fabien Jouves continue de nous régaler avec ses cuvées pur plaisir : You Fuck my Wine et Tu Vin Plus aux Soirées. Sans oublier les vins du domaine Mas del Périé qui décoiffent Cahors.

La Grange Tiphaine et ses cuvées de printemps : Ad Libitum, Trinqu’âmes et Bel Air… des valeurs plus que sûres. On pourrait même aller jusqu’à un Satisfait ou Remboursé !

Domaine Gramenon : Poignée de raisin et Sierra du Sud que dire de ces cuvées qu’on ne présente plus, si ce n’est que c’est très bon !

Domaine du Coulet : Matthieu Barret en version Petit Ours Brun 2014, Brise-Cailloux 2011 et 2012 ! Régalez-vous messieurs,

 

Mas des Caprices : Les Fitous (Oufti et Retour aux Sources) sont très jolis et leur Rouge à Siroter… se sirote tout seul !

Mas Coutelou : 5So simple (100% cinsault) et Pm Rosé (Cinsault, oeillade Muscate et Grenache) rejoignent les incontournables Buvette à Paulette, Classe et Flambadou !

Domaine Mouthe-LeBihan : La Pie Colette en Rouge ou en Blancc’est gagnant ! Le sud-ouest comme vous ne l’avez jamais bu !

Bon aller, ça m’a donné soif tout ça !

Mas de mon Père durant tout l’été…on aime on aide !

Le 6 juillet de violents orages touchent l’Aude et surtout les Côtes de Melepère. C’est ici, à quelques kilomètres de Carcassonne que Frederic Palacios perd en quelques minutes toute sa vendange, tout son travail d’une année, toutes les heures passées dans les vignes depuis le mois de décembre (pour avoir une petite idée de que cela représente… mon expérience perso). Toute l’énergie dépensée pour amener de beaux raisins à maturité n’aura servi à rien, il  n’y aura pas de millésime 2014 au Mas de mon père, sûrement très peu de 2015 et certainement beaucoup de travail à venir pour tout remettre en état !

Contacté récemment, Frédéric me disait que c’était dur à voir et dur à vivre, que beaucoup de travail l’attendait d’ici à cet hiver pour refaire une santé à la vigne et la préparer pour la prochaine taille, qui ne sera pas une partie de plaisir !

 

Et à la fin ce ne sera pas la nature qui gagnera !

Frédéric me confiait également que le mouvement de solidarité initié par quelques vignerons via le collectif « Changer l’Aude en vin » (qui avait déjà eu l’occasion de voler au secours d’Edouard Fortin) ou le coup de pouce de Laurent Bazin via son blog « le vin de mes amis » lui avait fait du bien et surtout lui donnaient des perspectives. Car de toute cette agitation (qui a ensuite eu échos auprès des plus éminents représentants de blogosphère du pif : le taulier, Olif, abistodenas) sont nées 3 actions concrètes :
– le don de raisin par les vignerons de Changer l’Aude en vin,
– l’achat de raisin auprès d’amis vignerons en bio,
– la création de la cuvée  » La part de l’orage » vendue en primeur et livrée dans 1 an –> pour plus d’info c’est sur Facebook et sinon c’est chèque + bon de commande directement au domaine.
Avec tout cela Frédéric ne perd pas le fil, a de quoi continuer à faire tourner la machine en attendant des jours meilleurs !

Et Amicalement vin dans tout cela ?

Nous sommes solidaire à 100% de Frédéric et Michèle, c’est pourquoi du 29 juillet au 31 août 2014, tous les vins du Mas de mon Père disponibles sur www.amicalementvin.com sont à prix domaine et l’intégralité des bénéfices de ces ventes leur sera reversée.

Pour réduire au maximum les frais de transport nous fonctionnerons en pré-commande :
1/ vous payez vos vins lors de votre commande
2/ début septembre le domaine groupera tous les vins commandés dans une seule expédition
3/ Nous vous envoyons vos vins dès réception des vins en provenance du domaine

Si comme nous vous appréciez les vins et le travail des artisans vignerons, si comme nous vous pensez que l’on peut agir en tant que consommateurs pour aider ceux qui travaillent chaque jour à la fabrication de beaux produits… à vous de jouer !

D’avance merci pour eux.

Des vins à boire… et puis c’est tout !

Et voilà, les bourgeons bourgeonnent et les papillons papillonnent. Il est temps de ranger sa cheminée, de sortir ses moutons et de mettre les vins qui réchauffent à la cave. Place à la bonne humeur, aux plaisirs simples et immédiats : le Vin au Pif n°13 de ce printemps 2014 est disponible !

C’est un peu comme baguenauder avec Belle des Champs, une couronne de pâquerettes sur la tête et un panier de cerises au bras.

Bref, je ne dirai rien sur l’identité des 6 bouteilles qui ont été finement sélectionnées pour ce coffret surprise, simplement que ce sont des vrais vins de printemps, sans prise de tête et à boire tout de suite.

Et quand c’est fait par des artisans vignerons, ça envoie du fruit et de la joie de vivre… et moi j’aime bien ces surprises là !

Emmanuel Giboulot, les ronces et nous !

Hier je démarrais une petite pige d’un mois chez des amis vignerons bio pour divers travaux de la vigne, depuis hier je suis donc TESA ! Première consigne : « Tiens tu vas commencer par les ronces, tu vas voir c’est chiant et ça rend débile, mais faut le faire et on a rien trouvé de mieux pour s’en débarrasser que le piochon ! »

Et me voilà parti pour une journée d’arrachage de ronces !

Dans l’absolu rien d’extraordinaire après tout on le fait aussi dans son jardin… sauf que là, le jardin est plus grand et la journée plus longue. Faut dire que ce n’est pas évident de bien enlever cette cochonnerie : la chercher bien cachée dans les herbes, la trouver puis suivre les petites ramifications et bien les déterrer quand elles prennent racine sur leur chemin. Revenir ainsi jusqu’au pied mère, puis creuser profondément pour essayer de l’arracher au mieux. On a vite fait de passer 30 minutes sur un pied ! Alors fatalement les pensées les plus sombres remontent et j’avoue que plusieurs fois j’ai été tenté par un bon désherbant bien chimique ! Des situations comme celle-là un vigneron en bio en rencontre tous les jours car la nature ne fait pas de cadeau. Alors il en faut du courage pour lutter contre elle en la respectant et de la volonté pour se passer de produits qui facilitent la vie autant qu’ils la tue.

Soyons fiers d’Emmanuel Giboulot !

Et nous sommes là au coeur de la démarche d’Emmanuel Giboulot, vigneron en bio depuis 1987 ! Plus de 25 ans à rejeter tout produit polluant et préférer travailler sa terre avec respect, à éviter de semer la mort sans raison pour mieux favoriser l’installation de la faune auxiliaire, à observer la vie de ses vignes pour instaurer un équilibre naturel. N’y voyait pas là un doux rêveur ou un illuminé, car depuis toutes ces années il met son outil de travail en jeu, ce qui fait vivre sa famille et n’en déplaise à beaucoup cela fonctionne. Pour y arriver il a fallu de la conviction bien sûr, mais aussi de l’observation, de la réflexion et de l’expérimentation (la biodynamie arrivant au domaine en 1996). Alors durant toute ces années il a fallu chercher des alternatives aux produits polluants proposés par nos chers labos et ce n’est pas une mince affaire. Mais lorsque l’on voit ses vignes et lorsque l’on goute ses vins, le jeu en valait la chandelle…

Alors aujourd’hui le voilà dénoncé par les autorités publiques, trainé devant la justice car il a fait preuve de désobéissance civique face un ordre d’une débilité sans nom : appliquer dans les vignes sans risque avéré de flavescence dorée un traitement qui éradiquera toute vie pour arriver à tuer une seule espèce nuisible, la cicadelle. Lorsque l’on est vigneron conventionnel, utilisateur de produits chimiques, pas de soucis, il n’y a déjà plus de vie dans les vignes. Mais lorsque l’on a passé sa vie à construire un biotope qui fonctionne, à ne pas polluer la terre de ses enfants, à envisager d’autres alternatives aux traitements systémiques, ce n’est juste pas envisageable. Merci Emmanuel d’avoir eu le courage de vos convictions, merci à vous et merci pour nous !

Le choc de deux mondes et nous au milieu !

Mais cette histoire va bien au-delà d’Emmanuel Giboulot, elle est le reflet d’une viticulture française dépravée et destructrice. Plus grosse consommatrice de produits chimiques au monde, sous le joug du puissant lobby des fabricants de produits phytosanitaires, bien épaulé par notre chère administration  ! Ces gens continuent de polluer nos terres, nos nappes phréatiques, nos rivières, de détruire les abeilles, la biodiversité et c’est sur celui qui refuse de cautionner et de collaborer que l’on jète l’opprobre ! Comment peuvent-ils comprendre que l’on peux travailler différemment, que la viticulture bio et biodynamique regorge d’alternatives, eux qui ont arrêté de penser par eux-même et se cachent derrière des textes légaux rédigés par les labos eux-mêmes !

Aujourd’hui nous sommes au milieu de tout cela, mais il nous reste du bon sens et l’espoir que tous ensemble on peut faire bouger les lignes, le premier combat commence le 24 février prochain. D’ici là soutenez Emmanuel, manifestez-vous et signer la pétition de l’ipsn.

10 raisons pour un vigneron de faire du vin bio !

Mais qu’est ce qui peut bien germer dans la tête de ces vignerons (souvent jeunes) qui veulent à tout prix faire du vin en bio ? Au mépris de ce qu’ils ont appris à l’école, des conseils avisés de leur banquier, des risques pour la pérennité de leur activité (naissante souvent), des critiques de leurs voisins conventionnels et j’en passe. Comment peuvent-ils prendre cette décision folle d’être des artisans vignerons BIO ?

1. Ne pas vouloir collaborer à la destruction de notre Terre

Imaginez que la viticulture française, qui représente 3% de la surface agricole, utilise 20% des produits phytosanitaires vendus sur notre territoire ! On comprend que certaines personnes bien intentionnées ne souhaitent pas intégrer de telles statistiques.

2. Ne pas avoir peur de la nature

Durant de nombreuses années on a dit aux agriculteurs et notamment aux vignerons qu’il fallait se méfier de la nature, qu’il valait mieux la combattre en ne laissant aucune chance aux maladies, quitte à tout détruire en même temps. Mais comment faisaient les anciens avant l’arrivée de ces produits miracles ? Ils apprenaient à vivre avec la nature, ils respectaient la terre qui les nourrissait. C’est aussi ce qui anime les vrais vignerons bio.

3. Travailler main dans la main avec le vivant

Si l’on part du principe de ne pas avoir peur de la nature, on peut aller jusqu’à avoir envie de travailler avec elle. Les levures indigènes si uniques et propre à chaque terroir sont le lien entre la vigne et le chai. Transportées avec la vendange elles seront à l’origine des fermentations qui donneront du vin. Des êtres vivants à préserver… et ils ne sont qu’un exemple !

4. Vouloir exprimer son terroir tel qu’il est !

Lorsque l’on a accepté de travailler avec la nature, la suite logique est d’essayer d’en transmettre les nuances. Nuances de climat, de millésime, de terroir. Des choses impossibles à exprimer si on ne préserve pas l’intégrité de son environnement.

5. Vouloir préserver sa propre santé

Combien de leucémies, de cancer, faudra t-il avant que l’on prenne vraiment conscience de la dangerosité des produits phytosanitaires mis entre les mains des vignerons conventionnels ? Il n’est pas impensable de se dire que quand on essaye de préserver la nature on se préserve aussi soi !

6. Etre courageux…

Pas étonnant qu’il y a quelques décennies les laboratoires aient eu autant de succès avec leurs produits. Comment ne pas tomber sous le charme d’un produit qui enlève la moindre petite herbe jusque sous le rang, sans effort, ou profiter de ce super engrais qui rend la vigne si prolifique ! Il faut une bonne dose de courage pour ressortir les outils du sol ou pour traiter jusque tard dans la nuit avec des produits de contact moins nocifs mais aussi moins résistants aux intempéries.

7. Etre radin !

Lorsque l’on voit la panoplie de produits du parfait vigneron conventionnel, on se dit que ça doit coûter très cher tout ça. En bio on paye en effort ce que l’on ne dépense pas en produits. C’est toujours ça d’économiser !

8. S’enrichir au contact de son environnement

En bio et à fortiori en biodynamie, le vigneron doit essayer de comprendre son environnement, être curieux et agir de manière réfléchie. Quand positionner ses traitements ? Quels changements apporter dans sa façon de faire pour tirer le meilleur partie de sa vigne ? Quels sont les interactions et les changement de la vigne en fonction de la lune, du temps, du millésime ? Autant de sources d’enrichissement personnel !

9. Vouloir raconter des histoires

Lorsque le travail redevient manuel, en prise direct avec le vivant, chaque étape de l’élaboration d’un vin est une histoire, chaque parcelle aussi, chaque millésime également. Etre vigneron c’est aussi témoigner de tout cela.

10. Aimer et respecter les gens

Il serait plus facile de produire du raisin et de le vendre en grappe ou en bouteille à des intermédiaires. Mais bien souvent les vignerons bio vont au bout de l’élaboration de leur vin et vous les retrouvez derrière leurs bouteilles, chez eux ou lors de salons. Là ils vous racontent leur histoire, s’enrichisse à votre contact, vous parle de leur travail, de l’importance de préserver la nature,… C’est tout de même plus sympa le vin comme ça !